Maya

 

Au bord des yeux
  • Texte proposé par : Maya le 22 avril 2018

    Le soleil arrive dans l’heure
    Pour la douceur d’un ciel d’avril,
    Calme, déjà beau, et tranquille.
    Seuls, des oiseaux se font chanteurs.

    Sont-ils cependant isolés,
    Ces moineaux du petit matin,
    Entre les arbres aériens
    Et le vent discret jumelé ?

    Des lumières au loin sur l’ombre
    Eclairent des instants café
    Dans le déroulement des fées
    Et la primauté de grands nombres.

    La ville, au bord de son réveil,
    Affleure en harmonie de roses
    Et de belles couleurs écloses
    Dans les jardins nus à merveille.

    A la gare, des voyageurs vivent
    Leur dimanche clair à la lueur
    D’un premier rendez-vous d’humeur
    Avec l’aurore aux teintes vives.

    Sans croissant de lune au journal,
    Leur cœur se serre à l’habitude
    De retrouver les latitudes
    D’un intime épris d’idéal.

    Une fillette sur le quai,
    Tenant la main de son grand-père,
    Semble dire à toutes les mères
    Que ses larmes sont sans délai.

    Et dans la course de trains fiers,
    Où se creusent les circonstances,
    Eclatent des sanglots instenses
    D’un sommeil court et sans lisière.

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