Il est beau, Berlusconi.

Texte proposé par : Simon Raket le 5 octobre 2007

Il est beau, Berlusconi.

(Roman minuscule)


C’est ses cheveux.
Il a de beaux cheveux.
Et puis les yeux aussi.


J’aimerais bien aller Ă  une fĂŞte chez Berlusconi.
Le beau monde. La grande vie.
Tout ces gens si beaux, qu’on voit dans les journaux.
Il chante bien Berlusconi. Il a chanté à la télé le soir de Noël.
Vraiment beau.
Lui aussi. C’est un homme charmant.
J’ai entendu qu’il avait, pour sa dernière rĂ©ception, fait construire un volcan miniature dans son jardin pour amuser ses invitĂ©s. Il a des idĂ©es, Berlusconi, et de l’argent aussi.
On doit manger de bonnes choses qu’on ne connaĂ®t pas. Peut-ĂŞtre mĂŞme qu’on a jamais vu. TrĂ©s fin. Et entendre de la trĂ©s belle musique douce, comme Ă  San Remo, avant.

C’est lĂ  qu’ils dĂ©cident les choses, en buvant des cocktails, les choses qui vont changer dans toute l’Italie oĂą bien juste au village. S’ils vont rajouter une Ă©glise ou pas. Peut-ĂŞtre mĂŞme qu’au moment oĂą on parle, eux ils parlent de nous. Enfin pas de moi, mais du village. Ou de la rĂ©gion.

Hier, je disais a ma fille : -« Regarde Berlusconi ! Il est beau, non ? Tu devrais trouver quelqu’un comme ça, plutĂ´t que ton rocker de Milan qui va te faire des enfants et partir avec une plus jeune quand t’auras des grosses fesses. »

Elle ne répond pas Lucia, jamais.
Elle se tait, comme si j’Ă©tais dĂ©jĂ  morte.

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