Ni bleu, ni rose

Texte proposé par : Aimela le 7 avril 2011

Ni bleu, ni rose


Je n’ai pas envie de me rappeler mes Ă©motions, dix ans plus tĂ´t. Les bouchons sur la route, les radios torturantes dans les voitures polluent aussi sĂ»rement l’horizon que mes pensĂ©es, ils me dĂ©phasent de toute nouvelle projection sur l’avenir. Point de bleu ni de rose, je ne m’aventurai pas sur les traces des grands hommes qui n’ont, que de nom, homme, les grands peuvent se rhabiller. Aucune surprise dans ce bas monde dont le carburant la bĂŞtise, les guerres et la misère roulent toujours, ils prennent de la vitesse. Il serait vain de souhaiter quoi ce soit, il n’y a qu’une chance sur cent que l’humain Ă©volue, la libertĂ©, si elle a existĂ© un jour est agonisante La bonne nouvelle sera que nous partirons tous loin, très loin de toute contrainte...

Il est inutile de laisser la radio allumĂ©e et ainsi apprendre d’autres nouvelles puisque tout est lĂ , les sourires faussĂ©s, l’existence noyĂ©e par le trop plein de dĂ©bris liquides voir mĂŞme solides, tombĂ©s des cerveaux fatiguĂ©s. Les pensĂ©es sont mortes mais laissĂ©es aux charognards car on a oubliĂ© de les enterrer, elles gangrènent tel un nuage radio-actif les villes, les ocĂ©ans, les montagnes, les forĂŞts, les pieds, les bras. Tout, je vous dis baigne dans un magma noir et gluant. Que deviendra notre descendance.

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