la bĂŞte immonde

Texte proposĂ© par : Aimela le 8 août 2011

la bĂŞte immonde


Le bĂŞte immonde

Je n’ai pas peur des fauves, des serpents, des Ă©lĂ©phants et encore moins des araignĂ©es. Je ne dis pas que j’irai les caresser mais je ne me sauverai pas devant eux . Ils vivent leur vie et moi la mienne...

Mes terreurs proviennent des rats, les gros gris, dĂ©goutants avec des petits yeux fouineurs qui vivent dans les champs ou dans les villes. Ces bestioles ne m’ont pas touchĂ© contrairement Ă  l’autre lĂ , la bĂŞte immonde qui sĂ©vit dans la capitale. Lorsque je suis allĂ©e Ă  Toulon , il y a de ça quelques annĂ©es, mes enfants m’avaient prĂ©venu qu’elle allait me croquer. J’ai bien fait attention en ce temps lĂ  et j’y ai Ă©chappĂ©e tout comme j’ai gagnĂ© sur elle aux autres sorties dans la capitale jusqu’Ă  mon aller en vacances et lĂ , couac ! Elle m’a eu, sa gueule grande ouverte s’est refermĂ©e sur mes cuisses bien dodues. Si seulement,elle les avait un peu dĂ©grossi, cela ne m’aurait rendu service, pas besoin de chirurgie esthĂ©tique pour enlever la cellulite

J’Ă©tais terrorisĂ©e, incapable de faire un pas de plus, J’ai cru qu e la bĂŞte immonde allait m’avaler. Une dame m’a tirĂ©e de toute ses forces pour me sortir de l’enfer , elle m’a aidĂ© aussi Ă  sauver ma valise coincĂ©e. Tout le monde me regardait,J’ai du rougir de gène et de honte, les bleus et la douleur c’est le soir qu’ils sont apparus...

A mon retour, j’ai pris toutes les prĂ©cautions vis Ă  vis de l’animal, je l’ai laissĂ© faire un tour avant d’entrer dans le wagon, Ă  l’intĂ©rieur, bien accrochĂ©e Ă  une barre devant l’ouverture, j’attendais que la porte s’ouvre pour foncer Ă  l’extĂ©rieur lĂ  oĂą il y a le ciel, les rues, les maisons... J’ai horreur du mĂ©tro.

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