Ma voix devient peu Ă peu faible, fĂ©brile et inaudible, je m’Ă©tins dans l’insoucience de ce pays qui flambe devant mes yeux. Je cherche Ă courir, Ă trouver cette porte blanche nantie de colombes mais je tombe dans l’obscuritĂ© de la lune, l’astre de la nuit, l’astre de ma mort. Elle m’observe de lĂ haut avec ses yeux Ă©tincelants, elle cherche Ă m’embraser mais je plonge dans mes pensĂ©es, Ă©claboussĂ©es de sang.
Je ferme les yeux et je sors enfin de ce cauchemars : tout est noir ! Le bruit se rĂ©signe Ă partir, Ă tourmenter des ĂȘtre qui ont oubliĂ©s d’espĂ©rer : tout est silence et tristesse dans un monde sans lumiĂšre et j’ai la soudaine envie de revenir dans ce monde que j’ai dĂ©testĂ©. Parmis tous ces imbĂ©ciles qui croient bon de se rassembler pour dĂ©truire, ces barbares qui ont l’impression d’avoir Ă©voluĂ©.
Je veux ĂȘtre seul, mais je ne peux pas : tous m’encerclent pour me retenir. Mes envies meurtriĂšres reviennent et je redeviens cet ĂȘtre ignare que j’Ă©tais autrefois, humain...
