Nous n’étions lĂ que deux, d’une Ă©gale pâleur,
Au funĂ©rarium près de l’ancienne Ă©glise,
Vous de ce teint blafard que la mort symbolise,
Moi, livide et tenant Ă la main une fleur.
Je revis ce départ, sans cantique ni chœur,
Ce village au soleil, loin de la ville grise,
OĂą coulait votre vie avant que ne vous brise
Le poids de la vieillesse et s’épuise le cœur.
Du Logis des Anciens, votre dernier espace,
Vous me disiez, Mamie, ĂŞtre souvent bien lasse
Au point de réclamer le permis de mourir.
Dieu vous a délivrée en arrêtant votre heure…
Vous souffriez d’un mal dont on ne peut guérir,
Celui des temps heureux que le grand âge pleure.
Juillet 2011
