Le vent caressait mes longues soirĂ©es d’automne,
Balayant des regards toute lueur d’espoir,
Gonflant les poitrines de son air monotone,
Dans sa voile invisible j’errais sans le vouloir,
Livide parmi la foule au cœur sauvage,
Le malheur Ă©clatait Ă peine qu’on l’effleure,
Mon âme chavirait au plus fort de l’orage,
L’ivresse de la nuit a ravalĂ© mes pleurs,
Sur ce chemin aux ombres zombies impassibles,
Je croyais rencontrer des yeux fougueux et purs,
Instant de rêve puisé sur les flots paisibles,
J’embrassais le courant d’air frais du bel azur,
A plein poumons humais l’essence du dĂ©lice,
La bas, loin de l’amour des jours de mon enfance,
J’entraĂ®nais les hommes jusqu’au fond de leurs vices,
Hélas je venais vendre ma belle innocence.
