Amour perdu

Texte proposé par : francois.creteau le 1er septembre 2011

Amour perdu


Amour perdu

Ce soir dans ma maisonnée, il est tard, il fait si noir
Pourtant tendrement j’ai Ă©clairĂ© soyeux ma couche
Pour la rendre amante tendresse comme un lissoir
Mais voilà, l’intransigeant minuit sonne je me couche

Je compte et je décompte fidÚlement les heures
Oui ce soir ! Comme d’habitude je suis seule oubliĂ©e
J’ai tout tentĂ© pour sortir de l’envoĂ»tement cachĂ©
De ces baisers frauduleux qui gĂȘnait ma belle peur

Savez-vous ! Mon corps ce suave espace dĂ©sirĂ©
En cette sage nuit prodigue, ne fait plus l’unanimitĂ©
Je me sens piĂ©gĂ©e au temple de n‘avoir rien tentĂ©
Il m’y conduisait intĂ©ressĂ© et je n’étais pas fĂąchĂ©e

C’est vrai le temps de notre vie nous a vite dĂ©passĂ©
Je nous revois enlacés dans nos tendres caresses
Il était emmitoufle sur mon nacré sein oppressé
Il veillait permanent les tiédeurs avides de ma joliesse

Il était chevalier pressé de rentrer, pour hùtif me cùliner
Posait un bouquet de pensées dans mes truculents désirs
Qui souvent dĂ©bordaient d’un trop plein, pour se faire aimer
Il prenait mes soupirs au creux de ma main, Ă  son plaisir

Il m’avait dit : « l’éternitĂ© de ta vie sera amour de ma vie »
Il est triste ce jour oĂč j’assure la sauvegarde de ma survie
Venez voir ! Il est lĂ  prĂ©s de sa photo, mon petit coin de lit
Il est si douillet, regardez le instant de bonheur, il me sourit

On sonne, on cogne, on bouscule la porte, ce doit ĂȘtre lui
Je ne le reconnais plus, ce visage dĂ©fait, d’ĂȘtre ce nervi
Il geint, il titube, son corps vaincu ne sera plus mon envie
J’assume triste de ne plus vivre unis nos affriolantes nuits  ?C ?

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