Rue du Prinal

Texte proposé par : JCJugan le 27 janvier 2010

Rue du Prinal


Sonnet néo-classique


Je n’ai pas oublié le meublé du bonheur
Où nous avons vécu nos tous premiers émois,
Les soirées sous la couette, aussi les fins de mois,
Riches de nos vingt ans et de notre candeur.

Nous ne faisions qu’un, corps à corps, cœur à cœur,
Qu’importaient l’inconfort et les hivers si froids,
Les robinets gelés et le vieux poêle à bois
Quand revenaient Avril et le merle moqueur !

Un couple d’hirondelles sous la porte cochère
Egayait nos étés et tu m’étais si chère…
Nous n’irons plus jamais au 2 Rue du Prinal,

Notre premier chez nous, bien modeste et banal,
Où j’aurais tant voulu te ramener un jour…
Mais la vie est cruelle, Ă  bientĂ´t mon Amour !

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