L’ermite du LĂ©on

Texte proposé par : JCJugan le 10 janvier 2010

L’ermite du LĂ©on


Petit sonnet classique mais irrĂ©gulier. Portrait d’un homme, NapolĂ©on Charles François Petit, qu’on appelait l’ermite du LĂ©on et qui mourut misĂ©rable en 1908 Ă  l’âge de soixante huit ans...

L’homme, le cheveu long et la barbe sauvage,
Hirsute anachorète aux yeux du voisinage,
Hanta vingt ans durant, sans bourse délier,
Les ruines d’un castel, logeant au pigeonnier.

Infortuné vieillard, accablé d’un veuvage
Qu’il traînait en silence aux portes du grand âge,
Il vécut besogneux, sans geindre ou mendier,
Puis mourut des frimas un soir de Février.

On apprit du curé, faisant pouffer ses ouailles,
Son illustre prénom le jour des funérailles
De celui qu’on disait l’ermite du Léon.

Si vous passez un jour par notre vieille terre,
Vous trouverez, amis, la tombe solitaire
OĂą l’on peut lire encor, Ci-gĂ®t NapolĂ©on !

Décembre 2009

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